Préparer son entreprise à la facturation électronique
La facturation électronique devient obligatoire par étapes à partir du 1er septembre 2026. Réception, émission, annuaire : voici ce que prévoit le calendrier officiel et comment les entreprises peuvent s’y préparer sans attendre la dernière échéance.
Le 16 janvier 2026, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a publié la liste des 101 premières plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) agréées. Selon ce communiqué, près de 10 millions d’acteurs économiques assujettis à la TVA devront recevoir leurs factures sous format électronique à compter du 1er septembre 2026.
Concrètement, dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA — quelle que soit leur taille, franchise en base comprise — devront être en capacité de recevoir une facture électronique, ce qui suppose d’avoir choisi une PDP. À la même date, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront aussi émettre leurs factures électroniquement ; les petites et micro-entreprises auront jusqu’au 1er septembre 2027 pour le faire.
Pour accompagner ce calendrier, un annuaire de la facturation électronique, ouvert depuis septembre 2025 et consultable gratuitement via le portail Chorus Pro, recense pour chaque entreprise la plateforme agréée qui gère ses données et son adresse électronique de facturation.
Pourquoi cela compte
Ce calendrier n’est pas un détail technique : dès le 1er septembre 2026, une entreprise qui n’a pas choisi de plateforme agréée pourrait ne plus recevoir ses factures fournisseurs dans les règles, quelle que soit sa taille. Le sujet concerne aussi les plus petites structures, franchise en base comprise, même si leur obligation d’émission est décalée au 1er septembre 2027.
Selon la DGFiP, cette généralisation vise à moderniser les échanges, sécuriser les données et simplifier les obligations déclaratives, en particulier pour les petites et moyennes entreprises et les travailleurs indépendants. L’enjeu dépasse donc la seule conformité : le choix d’une plateforme adaptée conditionne la fluidité de la facturation avec clients et fournisseurs.
Anticiper permet aussi d’éviter un choix de plateforme dans la précipitation à l’approche de l’échéance, alors que la liste des prestataires agréés — 101 au 16 janvier 2026 — est appelée à s’étoffer.
Ce que tu peux faire
Grandes entreprises et ETI
Comme la réception et l’émission électroniques deviennent obligatoires dès le 1er septembre 2026, mieux vaut choisir sans tarder une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) parmi celles agréées par la DGFiP. Tester l’intégration avec ses outils de facturation avant l’échéance limite le risque de blocage de dernière minute.
PME, petites et micro-entreprises (y compris en franchise en base)
L’obligation d’émettre des factures électroniques n’intervient que le 1er septembre 2027 pour ces structures, mais la capacité à recevoir une facture électronique, elle, est requise dès le 1er septembre 2026 comme pour toutes les entreprises. Il est donc prudent de vérifier ses obligations précises et de choisir une PDP sans attendre la dernière année.
Tous les dirigeants et indépendants
Avant toute décision, il peut être utile de consulter l’annuaire de la facturation électronique — gratuit, sans compte, accessible via le portail Chorus Pro — pour vérifier sa situation à partir du numéro Siren/Siret. Le questionnaire disponible sur impots.gouv.fr permet aussi d’obtenir un récapitulatif personnalisé de ses obligations.
Sources consultées
- Facturation électronique : la DGFiP publie la liste des premières plateformes agrééespresse.economie.gouv.fr · 16 janvier 2026
- Qu’est-ce que l’annuaire de la facturation électronique ?economie.gouv.fr · 1 octobre 2025